Histoire de l’église
Saint-Aubin

L’église Saint-Aubin a été édifiée à partir de 1691 sur les ruines d’une église plus ancienne. C’est l’un des plus anciens bâtiments de la commune, et des plus emblématiques. La charpente de la Nef et du choeur date de 1692. L’église est bénite en 1694. Le porche est ajouté en 1725 puis la sacristie en 1852. La chaire proviendrait de l’ancienne abbaye des Pénitents d’Ingouville (Le Havre). Le maître autel et les autels secondaires proviendraient d’une ancienne abbaye rouennaise.

Des graffitis représentant des bateaux ont été retrouvés dans les églises de la région dont trois à Petit-Couronne. Elle sera dédiée à Saint-Aubin, évêque d’Angers mort en 550, comme 34 églises en Seine-Maritime vouées à ce saint.

L’église primitive serait bien plus ancienne. Le cimetière était à l’origine autour de l’église, jusqu’au début du XIXe siècle. Modeste en apparence, l’édifice non classé abrite cependant de nombreux mobiliers, statuaires et tableaux classés au titre des Monuments Historiques dont une Vierge à l’Enfant et une statue représentant Sainte-Barbe qui aurait peut-être été offerte par Barbe Corneille, la grand-mère du poète…

Au début du 20e siècle, l’ameublement est qualifié de luxueux et proviendrait de dons de monsieur Eugène Cordonnier et de sa fille Louise.
Au 20e siècle, des travaux de rénovation de la toiture et de la charpente, de la voûte et à l’intérieur de l’église (peinture du plafond, réfection des échelles et paliers d’accès dans le clocher…) ont été réalisés. La mise en lumière de l’église a été effectuée plus récemment en 2003.

La restauration de l’église

De 2017 à 2019, la Ville a lancé un grand programme de restauration de l’église Saint-Aubin pour assainir et préserver le bâtiment. Trois grandes tranches de travaux ont été réalisées :
- 1ère tranche : assécher, assainir et préserver
- 2e tranche : restauration extérieure et accessibilité
- 3e tranche : restauration intérieure.

L’ensemble des travaux ont coûté 450 000 euros. Ce projet a bénéficié d’une subvention de 74 000 euros de la Métropole, de 42 000 euros du Département et de plus de 50 000 euros de dons.