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Le maire Joël Bigot défend le projet Amazon

Suite à l’enquête publique portant sur l’implantation d’unebase logistique sur le site de l’ancienne raffinerie, porté par l’entreprise Gazeley et qui pourrait accueillir Amazon, le maire Joël Bigot souhaite exprimer son soutien à la création d’emplois sur notre territoire, et répondre aux arguments des opposants aux projets.

Pourquoi soutenez-vous ce projet ?

« Je défends l’arrivée d’emplois dans notre commune, tout comme l’ensemble du conseil municipal, sous réserve bien sûr que la sécurité dela population et des salariés soit assurée. L’implantation d’une plateforme logistique existe depuis le début du projet de reconversion du site de l’ancienne raffinerie repris par Valgo, mais depuis que le nom d’Amazon a été évoqué, on assiste à une levée de boucliers contre le modèle économique que représente cette entreprise ».

Qu’en-est-il justement de la question de la sécurité pointée du doigt par les opposants au projet ?

« Les problèmes soulevés par le rapport du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) méritent d’être étudiés un par un. C’est ce que j’ai fait en rencontrant les représentants de Gazeley avec une ingénieure, et il en ressort que pour chacun des points litigieux une solution concrète allait être apportée, pour les débits d’eau de pompage en cas d’incendie par exemple, pour les contenances de fosses de rétention, etc.Gazeley a répondu à toutes les requêtes du SDIS et a pris en compte toutes les mesures nécessaires demandées par les autorités administratives pour garantir la sécurité du site ».

Avez-vous des craintes concernant l’impact sur le trafic routier ?

« Le trafic routier va augmenter, mais ne sera pas plus important que du temps de l’activité de la raffinerie et des études de flux démontrent qu’il n’y aura aucune saturation des réseaux. Il faut rappeler que les camions seront dirigés exclusivement vers le boulevard Maritime et la rocade de la RD13 qui sont prévus pour cela. Lors de l’enquête publique concernant l’aménagement global de cette friche il y a peu, les prévisions entermes de circulation de camions étaient plus importantes encore, et personne àl’époque ne s’en est ému. Quant aux critiques à propos du flux qui serait engendré par les voitures des futurs salariés, cela veut-il dire qu’il faudrait interdire d’une manière générale l’accès de nos villes aux véhicules des travailleurs ? Je trouve que ces arguments sont déplacés et s’inscrivent dans une logiqued’écologie punitive. Bien entendu nous sommes tous favorables au développement des transports en commun dans nos communes, avec le projet du« tram-train » Elbeuf-Rouen et des bus supplémentaires, mais pour cela chaque acteur doit jouer son rôle ».

Est-il envisageable de promouvoir des modes de transports plus doux pour l’environnement ?

« On peut déplorer la sous-utilisation du transport ferroviaire et fluvial pour les marchandises, mais ce n’est pas à l’exploitant de s’impliquer seul dans ce développement, là aussi cela doit être porté parl’ensemble des acteurs (Métropole Etat, Grand Port Maritime de Rouen…). Je suis prêt à en discuter avec eux et avec Amazon. Donc pour moi l’implantation à Petit-Couronne à proximité du rail et du fleuve me paraît au contraire être une situation propice pour faire bouger les lignes à ce sujet. Enfin, je tiens également à préciser que le projet de reconversion du site prévoit une grande piste cyclable centrale, et qu’Amazon favorise pour ses employés le covoiturage, le vélo ou encore l’utilisation de navettes ».

Pensez-vous qu’Amazon soit un danger pour le commerce local ?

« Personnellement, je ne suis pas un adepte du e-commerce, mais nous vivons dans un monde où ce mode de consommation est devenu une réalité. Cependant,  je pense qu’il y a autant de place pour le e-commerce que pour le commerce de proximité, car ils n’ont pas la mêmevocation. Rappelons juste que la Redoute est l’un des ancêtres d’Amazon, la seule différence est qu’à l’époque on ne commandait pas sur Internet mais par courrier ! Par ailleurs, l’arrivée d’Amazon avec la création possible de1800 emplois aurait un impact très positif en termes de fréquentation pour les commerces locaux ».

En conclusion, quelle est votre position en tant que maire sur l’avancée du projet et les contestations qu’il suscite ?

« En l’état actuel, Gazeley assure que toutes les règles de sécurité sont légalement respectées, je n’ai aucune raison de refuser le permis de construire et donc la création d’emplois dans une zone sinistrée.Je sais qu’une grande majorité des Petit-Couronnais sont derrière moi car ils savent que nous avons besoin d’emplois, et que ce serait une véritable opportunité de développement économique pour la commune. Je suis un fervent défenseur de l’environnement, comme en atteste le sauvetage de 60 hectares de forêt sur la ZAC du Madrillet, mais je déteste l’écologie punitive qui s’oppose à la création d’emplois notamment pour les plus précaires, et de surcroît sur une friche industrielle. Je suis déterminé à faire venir ces emplois dans notre commune, et j’irais défendre ce projet au plus haut niveau s’il le faut ».

Un Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) doit se réunir le 10 novembre prochain, afin d’établir un rapport global sur le projet. Ce rapport sera remis au Préfet de Seine-Maritime, qui décidera alors de signer ou non l’autorisation d’exploiter. Si le Préfet donne son accord, le Maire Joël Bigot signera alors le Permis de construire pour que les travaux puissent démarrer au plus vite.

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