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De l’éco-pâturage pour le merlon de la Sud 3

Ce n’est sûrement pas le genre de voisins que vous vous attendiez à croiser lors de vos promenades couronnaises, et pourtant ! Dans les prochaines semaines, le merlon de la Sud 3 prendra des airs de campagne.

 

Chèvres et moutons prendront leurs quartiers sur cette parcelle communale, pour se nourrir et contribuer à l’entretien du terrain. Il s’agit d’un partenariat gagnant –gagnant avec un éleveur local.

Qu’est-ce que l’éco-pâturage ?

L’éco-pâturage est un mode d’entretien écologique des espaces verts qui consiste à remplacer l’utilisation de moyens mécaniques par celle d’animaux herbivores.

Il représente donc une alternative écologique et économique à l’entretien des espaces verts.

Il présente de nombreux avantages, notamment :

♣ Maintien et développement de la biodiversité (protection de la faune et de la flore)

♣ Préservation des sols, de la biodiversité et fertilisation naturelle

♣ Contrôle de la prolifération d’espèces invasives (comme la Renouée du Japon)

♣ Réduction des déchets de tonte

♣ Diminuer les coûts de gestion des endroits peu accessibles aux engins classiques (forte pente)

♣ Entretien plus régulier d’une parcelle

Le merlon de la Sud 3 étant un grand espace très en pente, y installer des animaux va permettre de faciliter son entretien mais aussi de limiter les risques de départs des feux durant le printemps et l’été.

L’éco-pâturage sera réalisé sur une parcelle de 7800 m2 et accueillera une quinzaine de moutons et de chèvres.

Favoriser une agriculture de proximité

Pour se lancer dans l’aventure, la Ville a choisi de faire appel à un éleveur local plutôt que de recourir à une entreprise spécialisée. Bernard JEANPIERRE est un jeune éleveur de chèvres et de moutons, installé à son compte depuis 3 ans aux Essarts à Grand-Couronne. Il dispose d’un cheptel de 50 bêtes qu’il élève pour leur viande. Il s’agit d’un élevage à taille humaine orienté vers les circuits courts. Il vend sa production directement aux particuliers.

Dans le cadre de ce partenariat, la Ville prêtera le terrain à Bernard Jeanpierre et en échange, celui-ci procèdera à un entretien régulier avec ses animaux. Tout en faisant des économies, la Ville encourage ainsi le développement de l’élevage de proximité.

Rencontre avec les habitants

Pour un premier contact avec les habitants, Bernard Jeanpierre est venu présenter son activité aux riverains le samedi 13 mars au Bois des Roses, en compagnie du maire Joël Bigot et d’Agnès Scot, adjointe en charge du cadre de Vie.

A cette occasion, une convention partenariale a été signée pour la mise à disposition d’une parcelle sur la commune afin d’y faire pâturer ses animaux ou de récolter le fourrage. Conformément aux règles sanitaires, la rencontre s’est déroulée en comité restreint. Elle a permis aux habitants très enthousiastes de poser des questions à l’éleveur, et aux élus de répondre à leurs interrogations et de faire connaissance. Ce fut un premier contact réussi qui marque le début d’une longue et heureuse cohabitation.

Chantier de clôture

Afin d’accueillir les animaux, la commune va procéder à la clôture de la parcelle très prochainement. Mais cela ne signifie pas que les animaux seront présents toute l’année ! La meilleure période pour les faire pâturer s’étend d’avril à octobre : pour optimiser la gestion de leur nourriture, ils pourront être amenés et retirés plusieurs fois au fil des mois. Quand l’herbe se fera plus rare, ils retourneront dans leur bergerie pour passer l’hiver en attendant le retour des beaux jours.

Des chiens…. Et les moutons seront bien gardés !

L’installation d’animaux en milieu urbain n’est passans présenter quelques défis. Pour se prémunir des vols et des intrusions, M.Jeanpierre a décidé de faire garder ses bêtes par des chiens de berger. Il est propriétaire de plusieurs chiens de race Berger du Caucase. Il s’agit de chiens de montagne originaires de Russie, taillés pour la vie en extérieure et la garde des troupeaux. Loin d’être des chiens de canapé, ils ne craignent pas le vent, la pluie et la solitude. Les chiots sont élevés directement en compagnie de leur troupeau. De ce fait, ils le considèrent comme leur famille et deviennent des gardiens très fidèles. Les moutons sont originaires d’Afrique du Sud, du Cameroun, d’Irlande et les chèvres originaires d’Afrique du Sud.

Ne soyez donc pas surpris si vous voyez un ou deux chiens se promener dans le pré aux côtés des chèvres et des moutons ! Ils ne sont pas méchants et sont là uniquement pour assurer la sécurité des animaux ! 

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