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 Le cadre de vie des Petit-Couronnais


Petit-Couronne, ville de 8699 habitants, située sur la rive gauche de l’agglomération rouennaise est une ville accueillante et fleurie.
Cette ville a beaucoup évolué au cours du siècle dernier, avec l’installation d’une usine de raffinage, qui a complètement bouleversé l’économie locale.
La ville est cernée en bas par la Seine, sur la gauche par la ville de Grand-Quevilly, sur la droite par la Couronnaise de raffinage Shell et le haut par la forêt communale et nationale.

Le développement de la ville s’est réalisé du bas (lit majeur de la Seine) vers le haut
(à flancs de coteaux) et par voie de conséquence, beaucoup d’espaces verts se situent dans des terrains en pente.
 
Les espaces verts sont très importants dans la ville, ils représentent :
- Forêt communale et nationale: 450 ha
- Les zones boisées : 5.4 ha
- Les espaces engazonnés :  26 ha
- Les massifs arbustifs : 14000 unités
- Les massifs floraux : 720 m² avec 51 points de fleurissement
- Jardinières et suspension : 192 unités
- Les arbres en alignements : 1060 sujets
- Les arbres en espaces verts : 2325 sujets
- Le service sport : 12.3 ha
 
Le service "Espaces Verts" entretient 33 ha. 

La ville offre de nombreux lieux de calme et de détente, ainsi que des aires de jeux  à ses habitants :

- Le square « les jardins aquatiques »
- Le jardin « Jaurès »
- Le jardin « Ahlem »
- La promenade « Louise Michel » avec son jardin de vagabondes
- L’Aire de jeux de Mendès-France
- L’Aire de jeux du Buquet
- L’Aire de jeux du Bocquet



 Son histoire et son urbanisation


Un bref historique permet de comprendre l’urbanisation et l’implantation des espaces verts de la ville.
 
Jusqu’au 19e  siècle, l’activité de cette ville était la pêche, le commerce et le maraîchage.
L’habitat est constitué de petites maisons de briques accolées les unes aux autres, sans espace vert, c’est l’urbanisme typique de la rue Pierre-Corneille.
 
Au 20e siècle, dans les années 30, une usine de raffinage s’installe, ayant pour conséquence directe de développer l’habitat collectif de moyenne densité, autour du centre ville actuel.
Les espaces verts appartiennent aux bailleurs sociaux, sur une partie du centre ville.
 
Le cœur de pays a bénéficié d’un réaménagement global en 2002, afin de structurer la circulation piétonne et automobile, tout en veillant à la mise en valeur des bâtiments et du commerce local.







La ville a mis en place tout un réseau de sentes piétonnes pour aller d’un quartier à l’autre. Celles-ci sont paysagées pour améliorer le cadre de vie de ses habitants et son cachet.






 Son patrimoine végétal


Dans les années 70, la ville se développe, s’agrandit et les espaces verts aussi.
 
C’est pourquoi, le patrimoine végétal est relativement jeune, sauf quelques rares arbres issus des prairies ou de la forêt, seront épargnés par l’urbanisme galopant.
La taille douce est mise en application sur tous les sujets adaptés.
Le patrimoine arboré est  géré selon trois critères


Cepée deplatane à 5 fût
Cepée deplatane à 5 fût

Chêne pédonculé 80 ans
Chêne pédonculé 80 ans

Orme champêtre
Orme champêtre

 Les zones boisées



Ces zones de 7 ha sont le reliquat de l’ancienne forêt communale.
Elles sont constituées principalement de chênes, bouleaux, robiniers, charmes et quelques châtaigniers.
 
- Le bois des roses : 0.65 ha
- Le stade Shell : 2.9 ha
- La zone R de la Pierre-d’état : 3.41 ha
 
Dans ces zones subsistent quelques arbres remarquables, dont deux hêtres magnifiques d’un diamètre de 120 cm.
Pour maintenir la pérennité du massif forestier, les vieux arbres sont abattus et remplacés par des jeunes plantations diversifiées. 


Bois des roses
Bois des roses

Zone boiséee de la pierre d'état
Zone boiséee de la pierre d'état

 Les arbres d'alignement



Avenue Aristide Briand
Avenue Aristide Briand

La ville possède quelques beaux alignements tels que celui en érables pourpres de l'avenue Jean-Jaurès, et celui en tilleuls argentés de l’avenue JF Kennedy.

Les arbres à fleurs ne sont pas négligés, avec de nombreuses plantations de pommiers et cerisiers à fleurs et à fruits. 

 Les arbres isolés en espaces verts



Ils sont très nombreux sur la ville, puisqu’ils sont au nombre de 2325 .
La palette est de 115 variétés d’arbres.
 
Les espèces principales sont :
44 % des érables
18 % des prunus
15 % des bouleaux
12 % des chênes
10 % des tilleuls
1 % des platanes
 
Si les conditions d’urbanisme sont favorables, les arbres sont laissés en port libre.
 
Chaque année, de nouvelles plantations ont lieu, avec l’introduction de nouvelles variétés afin de favoriser la diversité et réduire les risques phytosanitaires, tels que des frênes à fleurs, des arbres aux quarante écus, des chênes verts, ou des féviers dorés. 

 Les arbustes et les vivaces



La palette végétale s’enrichit peu à peu pour mettre en place un paysagement aux "quatre saisons", où les vivaces viennent compléter la gamme végétale.
La gamme de vivaces est très étoffée et celle-ci permet de compléter les floraisons arbustives.
La politique d’entretien et de taille des végétaux, consiste à laisser s’épanouir la végétation pour être en port libre afin d’obtenir une belle floribondité, tout en préservant la sécurité des lieux.








 Les entrées de ville


La ville soigne son cadre de vie et particulièrement ses nombreuses entrées d’agglomération, constituées d'une identité paysagère unique.

Aujourd’hui, l’entrée « Nord » qui relie Petit-Couronne à Grand-Quevilly et Rouen a été réaménagée pour être accueillante, verdoyante avec les volumes arborés qui évolueront avec les années.




L’entrée « Sud », relie Petit-Couronne à Grand-Couronne, ainsi que l’accès à la zone portuaire par le boulevard Cordonnier.




L’entrée « Nord est », est située sur le parvis du zénith, où le paysagement global de l’avenue, unifie et structure les espaces.





L’entrée « Nord Est bis » : nouvelle voie qui permet de rejoindre le zénith et la zone du Technopôle du Madrillet, cette voie est paysagée, avec des pistes cyclables ainsi qu’un assainissement alternatif pour retenir les eaux de pluie.


L’entrée « Est »,
permet l’accès direct à l’autoroute de Paris.



 Le square "les Jardins Aquatiques"


En 1968, le square « Pierre Corneille » fut aménagé avec la création de son théâtre de verdure. La structure de ce jardin date de cette époque, avec ses beaux arbres, et sa chaumière qui abrite les toilettes publiques. Ce jardin de 15 000 m² attire chaque jour de nombreux visiteurs.
En 1993, ce square fut transformé, par l’aménagement de trois bassins, dans un style à l’Anglaise.
En 2003, un pigeonnier fut installé pour réguler la population de pigeons sur la ville.










 Les zones d'activités


Le paysagement des zones d’activités se fait progressivement afin de mieux intégrer les bâtiments commerciaux ou industriels au cadre de vie des habitants.






 Les pistes cyclables


Dans le but de promouvoir les déplacements propres, la municipalité  avec l’appui de l’Agglo, a aménagé de nombreuses pistes cyclables au sein de sa ville.

Son réseau s’étend sur 7.5 km et celui-ci est accompagné de haies décoratives, afin d’améliorer la sécurité des usagers.



 Son fleurissement estival


Le thème du fleurissement d’été, essaie de se coordonner aux festivités de la ville, aux manifestations locales ou nationales.

L'année 2007 fut consacrée au 40ème anniversaire de jumelage entre Petit-Couronne et Ahlem, petite ville allemande située près de Hanovre.
 
L’entrée du square, met en lumière une sculpture à la façon de Nikki Saint Phalle, célèbre artiste  de Hanovre.
Un chantier jeune a réalisé les décors, et le texte inscrit sur le grand panneau du jumelage a été rédigé par les élèves germanistes du collège Pasteur.





Les 40 ans de jumelage étaient placés sous le signe de la musique.

A ce titre, le rond point Corneille a été investi par une horde de notes de musique. La place du Marché a été agrémentée par des jardinières cultivées par les enfants des écoles de la Ville



 Son fleurissement hivernal


La ville met un point d’honneur à soigner son fleurissement hivernal en jouant sur l'harmonie et le contraste, un peu de couleur apporte une touche naturelle au paysage et de la gaieté aux Petit-Couronnais 

Afin de créer des volumes, des structures ou des légumes,  sont installés sur différents sites afin de surprendre les habitants et mettre en valeur une palette végétale différente que celle des fleurs.






 Son investissement dans le développement durable


 La gestion de l’eau



La ville arrose les trois quarts de ses plantations et du  fleurissement à partir des eaux de la source de Petit-Couronne, cela permet d’économiser l’eau du  réseau d’eau potable.
Et certains sites sont reliés en arrosage automatique avec cette station comme la place du marché et le square.
La distribution des autres sites se fait à l’aide un  camion équipé d’une cuve de 1000 litres.
 
 
Cette année, la ville a investi afin de  récupérer les eaux usées de piscine , dans le but d’alimenter le réseau d’arrosage automatique du stade Leforestier, et les massifs floraux  à proximité; les eaux usées permettent l’alimentation de la balayeuse et  le remplissage des cuves d’arrosage.
 
 
Uniquement, trois sites d’arrosage automatiques sont sur le réseau d’eau potable : le rond point Corneille, la salle du Sillon, et les toilettes publiques.
 
Seule la végétation : fleurs, vivaces et jeunes plantations arbustives sont  arrosées.
Dans leur grande majorité, les pelouses ne sont pas arrosées.
Le paillage quasi–généralisé des massifs  permet de conserver l’humidité du sol.

 La gestion des produits chimiques



La politique de la ville en la matière, est une utilisation raisonnée des pesticides et des engrais  en donnant la priorité aux  produits sans classement toxicologique.
La voirie est traitée avec des pulvérisateurs équipés de pompe doseuse, afin de ne pas sur-doser. Les zones imperméables sont traitées en curatif, les zones perméables sont traitées en préventif et curatif.
 
Le service utilise de plus en plus d’engrais organiques, de compost, et de paillage végétal.
 
Les zones où la fréquentation d’enfants est régulière : square, aire de jeux, jardin du Château des Tourelles, cours d’écoles, et centre de loisirs; les traitements sont interdits.

 La gestion des déchets en espaces verts



Le recyclage des déchets verts est en place depuis 2003.
Les déchets de tontes et de fleurissement sont compostés par Val en seine, dans leur plate-forme de Maromme. Les enlèvements ont lieu chaque semaine au centre technique, en pleine saison.
Les déchets de taille et d’élagage sont recyclés en interne, pour faire du mulch en paillage au pied des plantations arbustives.

Les emballages de phytosanitaires suivent la filière de recyclage adivalor.
 
Les déchets ultimes sont enfouis  avec les déchets de voiries.

 La gestion des assainissements alternatifs.



Le dernier lotissement : « les jardins du Bocquet », est construit selon  ce principe.
Les rues sont équipées de noues paysagées, afin de recueillir les eaux de ruissellement.
Les grilles de trop-plein alimentent les bassins de rétention. Ces noues sont plantées d’arbustes, vivaces et de gazons tondus régulièrement.
Le décor paysagé de ces rues, apporte un charme particulier à ce lotissement et contribue fortement à un effet d’ensemble sympathique.

 La gestion différenciée des espaces



Avec l’agrandissement continuel de la ville, il est devenu nécessaire de cibler les niveaux d’entretien des zones vertes de  la ville.
Les grandes zones herbeuses, ont selon leur emplacement un niveau de trois ou huit coupes par an.
Les grandes pelouses, de dix à quatorze coupes par an.
Les petites  pelouses de centre ville, sont au niveau moyen de seize coupes.
 
La volonté est de  maintenir  des milieux écologiques variés ( talus, prairies…) afin de constituer des habitats naturels de la faune et de la flore. 



 Les jardins familiaux


Situé sur la zone portuaire de la ville, cet ensemble de 186 parcelles participe activement à l’amélioration du cadre de vie.
Gérés par une association, la mairie  met à disposition ces parcelles munies de cabanons de jardin pour  assurer un ensemble homogène et bien entretenu.

Cette activité permet d'assurer le lien social entre les différentes cultures ethniques des jardiniers qui intègrent aussi des évolutions culturelles  comme l’utilisation des composteurs et transmettent leur savoir-faire auprès des jeunes générations.



 Le cimetière


Lors de son agrandissement en 2004, l’extension a été aménagée en cimetière paysagé, afin d’apporter un cadre de sérénité à ce  lieu, et rompre avec l’austérité de la première partie.
Ses massifs arbustifs  fleuris et colorés apportent un décor toute l’année.
Son jardin du souvenir est sobre, la rondeur des buis apporte de la douceur à l’ensemble architectural, et  les cèdres fastigiés, situent ce jardin dès l’entrée du cimetière.






 Ses actions de sensibilisation auprès des enfants


Afin d’intégrer les enfants dans leur cadre de vie et de les initier au jardinage, le service des espaces verts organise: Les enfants jardinent aussi ! avec toutes les écoles (des 3 écoles maternelles, des 3 écoles primaires, du collège et du centre de loisirs), des activités au cours de l’année.
 
Tout au long de l'année scolaire 2006-2007 fut riche de projets avec :

>> La création du jardinpédagogique















Ce jardin comporte trois thèmes :

- Le jardin des senteurs
- Le jardin extra-ordinaire        
- Le jardin champêtre



>> Les prairies fleuries de Louise Michel


>> La plantation de bulbes de printemps avec l'école Louise Michel





>> Les jardinières des écoles

Chaque classe participante, a choisi une chanson et a travaillé sur les fleurs citées dans la chanson. 18 classes ont participé à ce projet.

Exemples
 :

« la marguerite » d’Anne Sylvestre
« J’ai descendu dans mon jardin »
« L’important, c’est la rose »
« Savez vous planter des choux ? »
« Le pouvoir des fleurs »
« Les tournesols »



>> Les chantiers jeunes

Les « chantiers jeunes » sont mis en place pendant les vacances scolaires au service espaces verts pour réaliser des opérations spécifiques : comme  « l’opération je fleuris mon quartier », où les jeunes qui habitent ce quartier réalisent les plantations afin de mieux les respecter, ou bien des chantiers de peinture pour la préparation des décors installés dans les massifs.



 Son concours maisons et balcons fleuris


La ville favorise les initiatives locales: des actions organisées avec les habitants et/ou les enfants offrent un outil de communication efficace pour sensibiliser la population au respect de l'environnement et à l'effort d'amélioration du cadre de vie.






 Conclusion


La ville de Petit-Couronne poursuit ses efforts en matière d’espaces verts pour valoriser le patrimoine vert et arboré, offrir un fleurissement varié et de qualité et surtout travailler dans le plus grand respect de l'environnement.

Le service des espaces verts composé de 15 agents veillent à la qualité du  fleurissement de la ville,  au printemps, en été, et à l’automne, au  bon état sanitaire de ses 3500 arbres  ainsi qu’à la gestion raisonnée de ses ressources.
Pour assurer son fleurissement, la ville plante 18 000  fleurs  annuelles, soit 95 variétés de fleurs  et 17 000 fleurs bisannuelles par an.
Chaque année, un nouveau décor floral temporaire est installé à l’entrée du square, ce qui rend particulièrement visible l’action d’embellissement de la ville.
  
Dans son engagement auprès de la jeunesse, la ville souhaite partager son savoir faire auprès des enfants. Elle mobilise les forces vives de la jeunesse en  créant des chantiers jeunes autour de ce thème car le jardinage est  une activité fédératrice, elle met en place des activités avec les écoles, le collège, afin d’ intégrer ces futurs citoyens dans leur cadre de vie. 
  
Pour le développement durable, les collectivités ont un rôle essentiel pour impulser des nouveaux comportements, en préservant la nature et la biodiversité.
La prise de conscience de l’impact des interventions sur les écosystèmes naturels ou urbains, peuvent contribuer à améliorer le maillage écologique et au respect de l’environnement de tous.
La gestion des arbres par la taille douce, la réinsertion des fleurs sauvages dans le paysage, la gestion de l’eau, le contrôle des pratiques phytosanitaires sont les enjeux quotidiens de la ville pour améliorer la qualité de ses espaces verts.
 


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