L'église Saint-Aubin
|
|  |  |
Les travaux débutent en 1691. L'église sera dédiée à Saint-Aubin, évêque d'Angers, mort en 550. Presque une habitude en Seine-Maritime... pas moins de 34 églises sont dédiées à ce Saint et toutes témoignent des campagnes d'évangélisation rurale qui s'étalèrent de la fin du VIe siècle au début du VIIe siècle, époque probable de la fondation de la paroisse de Petit-Couronne. Le onzième jour d'avril 1694, le saint jour de Pasque, le noble et vénérable Robert le Loubre de la Faverie, bachelier de la Sorbonne, a été nommé à la cure de Saint-Aubin de Couronne par Monseigneur l'évêque de Lisieux. Le 15 du dit mois d'avril, les cloches furent bénites par le même sieur curé dont la grande fut nommée Marie-Catherine par Madame la marquise de Sainte Hélène et la seconde Angélique par Madame d'Herbouville.
En 1725, le porche est ajouté et en 1852, la sacristie est construite. Modeste en apparence, le monument abrite de nombreuses statues et toiles classées dont une Vierge à l'enfant et une Sainte-Barbe datant du XVIe siècle. |
Visite en 3D, Télécharger Google earth Place de la libération - Petit-Couronne
|

Les Châlets
|
|  | Maison des pays de montagne... certes pas. Maison de plaisance dans le goût des chalets suisses... point non plus. Maison de campagne située près d'une rivière... au Canada!
Etrange décidément, mais l'évidence est là qui saute aux yeux sur plus d'une centaine de mètres, rue Aristide Briand, à partir du numéro 696, on compte bien cinq chalets. Parfaitement identiques dans leur style anglo-normand et rigoureusement alignés. Tout commence en 1904, au café du Commerce, place de la République, à Rouen. Le propriétaire de l'époque, Fernand Billard, a l'idée (certains diront la lubie) de faire construire cinq chalets dans sa commune d'origine. De nombreuses familles s'y succèderont avant que la Société des Hauts-Fourneaux (encore elle...) ne décide de les acheter après la Seconde Guerre Mondiale pour loger ses cadres dirigeants (encore eux...)
|
Visite en 3D, Télécharger Google earth Rue Aristique Briand - Petit-Couronne |

Jardins Aquatiques et Théâtre de Verdure
|
|  | Authentique agora en plein coeur de la ville, le Théâtre de Verdure de 2500 places s'impose comme un haut lieu de la culture... et de la flânerie. Au carrefour des festivals, des fêtes et des célébrations, cet amphithéâtre écologique s'inscrit dans un ensemble harmonieux qui fait tout le charme et l'originalité du square Pierre Corneille. |
Les jardins Aquatiques condensent tous les attraits du calme, de la fraîcheur et de l'esthétique avec un bassin ludique pour les jeux d'eau, un bassin paysager avec une cascade, un pont, un kiosque et un bassin écologique permettant à la vie aquatique de se développer en toute liberté. Un espace de divertissement et de repos en plein air et en plein coeur du bourg.
|
Visite en 3D, Télécharger Google earth Rue Pierre Corneille - Petit-Couronne
|

Le Château des Tourelles
|
|  |  |
Manquait-il vraiment un château à Petit-Couronne ? Sans doute pas... On en comptait même jusqu'à quatre à la moitié du XXe siècle: du château Cordonnier, situé dans l'actuelle enceinte de la Shell, il ne reste plus rien depuis la Seconde Guerre Mondiale. Idem pour le château Cavelier, bombardé et détruit après la guerre. Enfin, en 1987, les derniers vestiges du château du Rouvray disparaissaient après que le site eut été laissé à l'abandon par la Société Duquesne-Purina. Il n'en reste plus qu'un et non des moindres...
Léopold Naguet de Saint-Vulfran (maire de la commune de 1862 à 1875), estima un jour que sa particule valait bien un édifice et se décida en 1861 pour une demeure d'inspiration gothique : le Château des Tourelles était né.
Les armes de la famille auraient figuré un temps sur les grilles, rappelant les origines des Naguet de Saint-Vulfran dont le fief était situé près de Pont Audemer. Les deux tourelles asymétriques qui valent au château son appellation flanquent chaque angle de la façade, respectant scrupuleusement l'alternance de briques rouges et blanches. En pleine Première Guerre Mondiale, la Société des hauts-Fourneaux devient propriétaire des lieux et y loge ses cadres dirigeants. Elle cèdera le château à la Ville en 1980 qui l'aménagera en 1996 pour accueillir les enfants de la halte-garderie.
|
Visite en 3D, Télécharger Google earth Rue Winston Churchill - Petit-Couronne
|

Les petits chemins
|
|  | Les randonneurs, les promeneurs, les observateurs, les cueilleurs, les cyclistes, les amateurs de sieste et de lecture au grand air, les coureurs, les écuyers : tous sont des usagers de la forêt qui l'arpentent et la sillonnent en tous sens. Parmi les multiples sentiers et chemins, il existe un parcours forestier de 3 kilomètres permettant de découvrir la diversité de la flore. Ce circuit de découverte est composé de deux boucles. L'une de 500m où les plantes sont présentées suivant une répartition établie à partir de la nature du sol. On y apprend que si le fusain d'Europe et le cornouiller sanguin préfèrent le calcaire, le châtaignier et la fougère aigle sont davantage adeptes de l'acidité. L'autre boucle se déroule sur 2500m avec une succession de panneaux pédagogiques pour apprendre à voir et à sentir. Un parcours forestier qui fut l'objet d'un projet de modernisation en partenariat avec les associations de randonneurs, l'ONF et la Ville.
|
|


Les trésors cachés
|
|  | Comme de nombreux centres-villes historiques, le bourg de Petit-Couronne mérite bien une douce errance, un vagabondage au hasard des ruelles et des impasses pour découvrir de précieuses raretés.
La plaque commémorative
A la Libération, les troupes allemandes en déroute traversent fréquemment la commune. Des Petit-Couronnais prennent l'habitude de se réfugier dans des grottes situées alors en pleine campagne, loin des zones à risque que sont la route nationale, la Seine ou les docks flottants. Cette plaque se trouvant rue de la Pierre d'Etat rappelle qu'en ce lieu 12 victimes civiles ont trouvé la mort lors du bombardement du 26 août 1944.
|
Le Menhir de la Pierre d'Etat
Cette pierre calcaire de 2,20 X 2,50m reste relativement mystérieuse.
Il semble qu'elle provienne d'un gisement erratique de calcaire situé à Milthuit. Un second menhir se dressait autrefois dans la forêt, il a été placé en 1838 dans le cimetière monumental de Rouen pour servir de stèle funéraire à l'archéologue Hyancinthe Langlois (1777-1837). Au siècle dernier, la forêt recelait plusieurs autres pierres de forme identique mais de dimension plus modeste. Rien ne permet de savoir si elles constituaient des édifices culturels ou des délimitations géographiques. |
Le Monument aux Morts
Edifié en 1919, dans le cimetière, il est élevé à la mémoire glorieuse des enfants de Petit-Couronne morts pour la France. Sa réalisation n'a été possible que grâce à une souscription lancée par le Maire de l'époque : Zéphir Cavelier. La face principale du socle est sculptée d'une croix de guerre, d'un trophée d'armes et de guirlandes de feuilles de chêne. Sur la pyramide figurent une croix, une palme et un coq gaulois. Les faces latérales portent les noms des 29 Petit-Couronnais tombés au combat pendant la Première Guerre Mondiale, des plaques commémorent les victimes de la Seconde Guerre Mondiale et de la Guerre d'Algérie.
|
La tombe de Joseph Delattre
Vers l'âge de 40 ans, Joseph Delattre, peintre (1858-1912), est l'un des chefs de file de l'école de Rouen. Séduit par la qualité des paysages, il s'installe à Petit-Couronne, où il finira ses jours. Il fonde un cercle au café de Melle Drouard, où sont exposées ses toiles ainsi que celles de ses amis et élèves. (Sa sépulture est au cimetière de la ville)
|
La gare
La gare de Petit-Couronne, établie sur la ligne Rouen-Orléans, est desservie, jusqu'à la Première Guerre Mondiale, par des trains omnibus, puis par un autorail, au rythme de deux services par jour. La ligne est empruntée surtout par des ouvriers et des écoliers. Lors des grandes foires, très courues, qui se tiennent à Rouen pour la Saint-Romain ou à Elbeuf pour la Saint-Gilles, la fréquence des trains est doublée. Cette gare sert aussi à l'expédition du poisson vers Paris.
|

|