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Petit-Couronne, ville d'accueil

La place de l'église 

Elle témoigne du séjour des soldats belges

Le 4 août 1914, l’Allemagne envahit la Belgique. Contre toute attente, le pays oppose une solide résistance et retarde l’avancée allemande mais les forces en présence sont déséquilibrées. Après les défaites de Namur et Dinant, les troupes belges refluent vers la France et reçoivent l’ordre de rallier le Havre où leur gouvernement s’installe à partir du 13 octobre. 

Le 23 août, la France est défaite à Charleroi. C’est le début de la Retraite : l’armée se replie en bon ordre mais au prix de marches harassantes.

Face au danger, le 29 août, les troupes anglaises installées à Rouen évacuent vers Saint-Nazaire. L’heure est grave. C’est dans ce contexte que 1 500 soldats belges du 10° de ligne séjournent dans la commune du 28 au 30 août. En témoigne la plaque commémorative de marbre gris apposée au mur de la sacristie de l’église.

Les familles réfugiées  

Dès le début du conflit, des réfugiés belges et du nord de la France fuient leur domicile. Difficile de mesurer leur présence à Petit-Couronne mais l’effectif des écoles atteste leur présence. Il est en augmentation constante depuis 1915 et subit une forte hausse en 1918 où le nombre d’élèves passe de 92 à 170.  En mars 1918, les Allemands tentent une ultime offensive d’envergure, ce qui implique une nouvelle vague de départs de civils. Des familles viennent des zones proches de la frontière belge telles que Maubeuge-sous-le-Bois ou Pont-sur-Sambre mais aussi du département de la Somme et plus particulièrement d’Heudicourt d’où sont originaires les familles DELAME, DESPAGNE, CLERY qui s’enracineront à Petit-Couronne et aux alentours.

Le Home du soldat Belge 

Rouen, située près de la ligne front, accueille un grand nombre de réfugiés. 35 000 belges résident en Seine-Inférieure qui devient leur deuxième terre d’accueil après le département de la Seine. Pour faire face à cet afflux de population, de riches rouennais se mettent à la disposition des autorités. Gaston COUSIN est l’un d’entre eux. En 1914, ce riche industriel qui a fait fortune grâce à la Jouvence de l’abbé Soury,crée un hôpital d’une trentaine de lits dans sa propriété de Rouen.

Collection Broqueville.be

En 1917, il achète le château du Rouvray pour y fonder un «home du soldat belge» semblable à celui de Sanvic près du Havre. Cette institution est destinée au repos et à la convalescence des soldats belges mais à l’été 1918, il héberge environ 50 vieillards en provenance d’hospices situés dans les zones de combat. Son fonctionnement est assuré par des subsides de la Croix Rouge américaine et par des dons en nature de Petit-Couronnais. Gaston COUSIN est promu officier de l’ordre de la Couronne de Belgique en 1921. L’année suivante, il vend sa propriété à la Société des Hauts Fourneaux qui y logera ses directeurs.

 
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