Vous êtes ici : Accueil / Votre ville / Histoire de la ville / La Grande Guerre de 14-18 / Petit-Couronne pendant la Grande Guerre / Les conséquences sur la ville de Petit-Couronne

Votre ville

Les conséquences sur la ville de Petit-Couronne

Le parrainage de Genvry (Oise) 

Après la guerre, le gouvernement organise la solidarité entre les régions dévastées et celles éloignées du front afin de leur procurer des biens de première nécessité. Le département de la Seine-Inférieure est désigné pour adopter 102 communes de l’Oise. En décembre 1920, le Préfet lance un appel aux communes et 6 mois plus tard, il informe les municipalités de Petit-Couronne, La Bouille et Moulineaux qu’elles sont les communes filleules de Genvry situé dans l’arrondissement de Compiègne (Oise).

En juin 1922, Zéphir CAVELIER se rend sur place et assiste à la distribution des prix. A cette occasion les habitants demandent une bascule pour peser les produits que les fermiers vendent journellement. Sonépouse organise une quête pour venir en aide à l’église dont les offices religieux sont célébrés dans un baraquement de planches. L’année suivante, c’est le maire de Genvry, le docteur DUVIVIER, qui rend visite à Petit-Couronne.    

Les Hauts Fourneaux 

 

En 1913, un complexe sidérurgique est créé en bord de Seine à Grand-Quevilly loin des zones d’extraction du minerai et proche des lieux d’importation de matières premières. En 1914, la Société Anonyme des Hauts Fourneaux de Rouen commence la construction d’une usine. Le chantier est interrompu puis reprend en 1916 à la demande du Ministère de la Guerre. En août 1917,le  1er haut fourneau est mis en service.En 1930, la plupart des 870 salariés sont logés dans 8 cités bâties autour de l’usine et des cadres habitent la plupart des belles maisons situées le long dela route nationale à Petit-Couronne. Les directeurs successifs, Marie Emmanuel BRUNEL de BONNEVILLE et Yves O’DELANT, demeurent au château du Rouvray. L’usine ferme en 1967. Toutes les propriétés sont mises en vente par la société qui est dissoute en 1976.

 Les Docks Flottants 

Le traité de Paix est signé le 28 juin 1919 à Versailles.L’article 231 rend l’Allemagne responsable de la guerre. De lourdes réparations économiques lui sont imposées dont la livraison de matériel. C’est ainsi que 4 docks flottants sont livrés à la France et attribués au Port de Rouen au titre des dommages de guerre.

Le 1er, entré en service le 2 septembre 1921 suite au sabordage de la flotte allemande à Scapaflow en Ecosse, est installé provisoirement à l’extrémité du bassin au pétrole. En 1928, il rejoindra les 3autres installés à la darse des docks nouvellement creusée dans les prairies dePetit-Couronne. 2 d’entre eux ont été construits à Hamburg aux chantiers «dockbauges lischaft». Le 4 juillet, Le Président de la République, Gaston DOUMERGUE, remonte la Seine du Havre à Rouen à bord du contre torpilleur «jaguar». Sur son parcours, il procède à plusieurs inaugurations dont celle des docks flottants. Les chantiers de Normandie et duTrait, l’entreprise Lozai y installent leur atelier de réparation navale. En 1989,  ils sont démolis et vendus au poids de la ferraille sauf un qui est transféré au bassin Saint-Gervais.

 
Haut de page